Visiter le Mali et la Côte d’Ivoire hors sentiers-battus

19/09/2019

Voyage Voyage ! Mon baume au coeur contre l'hiver d'ici :) !
Au Mali honnêtement nous étions partis (janvier 2018) pour les principaux sites : Tombouctou, Djenné et Mopti mais réalité sécuritaire oblige il fallait voir ailleurs. 

Et il y a plein d'autres choses à voir.
Pour la Côte d'Ivoire (décembre 2017) rien n'était décidé il fallait juste en toile de fond la plage et à proximité des bons plats. Du coup nous avons décidé d'aller visiter de la famille à Sassandra. 


Nous sommes partis de Bamako à Abidjan en autocar (je ne le referai plus car trop fatigant : 2 jours sur des routes en mauvais état)

Au programme :

Les deux grandes villes : Bamako et Abidjan.

A la rencontre des gens !

Ces villes sont des étapes indispensables avant de se lancer à l'aventure pour différentes raisons : aéroport, immatriculation auprès de l'ambassade, achats de premières nécessités, etc.

Les deux villes sont toutes les deux pétillantes et grouillantes de monde de différents milieux. C'est ce qui fait le charme des capitales je pense. Sur un petit espace vous avez un échantillon de la population nationale : un brassage ethnique et linguistique vous attend, même si vous aurez toujours une langue véhiculaire comme repère. A Bamako c'est le Bambara en tête de file (le Français sera parlé dans les banques, les administrations, les hôtels etc.). A l'inverse à Abidjan ce sera le Français avec les nuances d'expressions dues à l'originalité ivoirienne dans toutes choses (n'est-ce pas les ivoiriens 😉).

Pour le shopping et l'accès au confort occidental

En Afrique les « grands marchés » sont à la fois : l'étale de l'artisan et du poissonnier, le centre commercial, l'épicerie où l'on trouve de tout, les grossistes, l'atelier de couture, la restauration, le bureau de change, le point de réception de l'argent reçu par fax (envoi monétaire), la cordonnerie et j'en passe ! Des souks où l'on trouve tout quoi ! Je vous rassure tout est bien compartimenté il suffit de demander car ce n'est pas toujours évident. Toutefois, ce sont des endroits bondés où il est difficile de circuler, donc à éviter si vous êtes agoraphobe !

Il y a plein de petits marchés dans les quartiers qui font office de commerces de proximités en complément du boutiquier du coin où l'on va chercher son pain et ses boissons.

Pour la sape c'est indéniablement le grand marché qui initie les tendances. Moi j'y passe toujours en début de séjour pour me faire coudre des vêtements spécial bled (adapté à la mode et au climat en cours de validité) et des vêtements branchés à ramener pour les marier avec ma garde robe habituelle.

Enfin pour les souvenirs c'est aussi au grand marché qu'il faut se rendre ! A Bamako c'est le « Sougouba » qui se trouve au quartier du fleuve. A Abidjan il faut se rendre au quartier d'Adjamé au marché « Forum ».

D'un point de vue pratique pour les vacanciers la capitale va être l'endroit où l'on a facilement l'accès au soins, aux services bancaires, produits occidentaux et toutes ces choses qui nous manquent ou que l'on remarque quand on ne les a plus sous la main.

Deux anciennes cartes postales coloniales : Kita et Sassandra

Randonnées dans de beaux paysages de falaise et de champs de coton, à Kita

La meilleure période est de août à septembre en saison des pluies pour voir les cascades produire un beau spectacle naturel. Au pied des cascades vous avez différents bassins de différentes tailles où les locaux vont se baigner.

Bon j'y ai été en décembre.... Pas de cascade (je me suis contentée des récits de mes hôtes :)) mais j'ai pu faire un peu d'escalade sur les falaises de FodéBougou et notamment sur le Koulouba (grande montagne) où nous avons vu des peintures rupestres très anciennes. Vue panoramique magnifique pour une ascension pas difficile. Sur votre chemin vous verrez encore des maisons traditionnelles en banco ou des greniers à grains traditionnels pour ceux qui aime les choses authentiques. Ils vous emmèneront aussi visiter les champs de coton et d'arachide qu'ils cultivent eux même. Pas de panique pour le climat car il est nettement plus agréable que nulle part ailleurs dans la Région de Kayes. Attention il faut y aller avec un guide, que vous trouverez dans le village de Fodébougou (village limitrophe à Kita, notamment la famille Keita, descendante du fondateur du village). Pour un voyage sur cette période je vous conseille que 2 à 3 jours sur place car on fait vite le tour.

Vivier des histoires traditionnelles et mystique, à Kita.

Le guide qui nous a fait visiter le site des peintures rupestres a créé une association qui se nomme Fanfan avec son ami Ben qui lui est le guide de la ville même de Kita. A chaque grande maison, une grande famille et une grande histoire qui va vous permettre de retracer l'histoire de la ville de Kita, renommée pour être la gardienne des traditions mystiques maliennes. Pour les personnes ayant comme nom de famille Kamara, Fofana, Magassa n'hésitez pas à le mentionner vous serez très bien reçu car ce sont des patronymes d'origine Kakoro et comme c'est leur bastion vous aurez la chance d'écouter la genèse de vos aïeux et de leur empire.

Des produits du terroirs maliens réunis sur un étal.

Kita bénéficie d'un microclimat propice à la culture, comme Sikasso qui est surnommé le grenier du Mali, à Kita vous trouverez plein de produits frais à profusion. La quantité et la production sur place permettent d'avoir des prix encore plus abordables qu'à Bamako, surtout pour le beurre de Karité brut sans aucune transformation, le miel et les tisanes. Par exemple nous avons acheter 5 oranges pour 150 frcfa (à peine 0.30€).

A Sassandra, je vous conseille d'aller à Paulyplage pour son sable blanc propre, les cocos que vous pouvez ramasser et la tranquillité du lieu. 

Exceptée celle du centre ville (photo ci-dessus) Paulyplage est la seule autre plage que j'ai faite car mon séjour d'une semaine a été perturbé par une coupure d'électricité qui a duré la quasi-totalité de mon séjour... De ce fait, tout le monde était occupé à trouver des solutions, surtout que ce genre de coupure abîme l'électroménager : notre maison n'a pas été épargnée : plus de frigo ni de télé. Mes hôtes était très préoccupés par ces dégâts, j'ai donc passé mes 5 jours à me balader et à bavarder avec les tailleurs qui faisaient mes tenues (sélectionnées sur les magazines ultra-tendances des stylistes ghanéens et nigérians).

Ce que vous pouvez trouver  dans Sassandra même :

- un grand marché où vous trouvez de tout, notamment les pagnes baoulés (un pagne traditionnel de la Côte d'Ivoire), du cacao et du café local, etc.

- la plage du centre ville occupés par les passants, les flâneurs, les commerçants, les pêcheurs et leurs pirogues. C'est le lieu de rencontre de la ville avec ses petits restaurants au bord de mer.

- des fours de séchage à poissons , car c'est aussi une ville de pêcheurs. 

- les habitants et leurs activités avec qui il est facile de sympathiser.